Accélérant le processus de sa digitalisation : La BDL lance un nouveau service en ligne dès ce dimanche

Déclarée année de la réforme bancaire, 2024 s’annonce cruciale pour les banques publiques, accélérant le processus de modernisation et de numérisation de leurs services. C’est le cas de la BDL (Banque de développement local) qui vient d’annoncer le lancement dès ce dimanche 7 janvier de «la pré-ouverture d’un compte bancaire en ligne», conçu comme un procédé destiné aux particuliers et qui permet l’ouverture en ligne de «différents types de comptes».

Comme elle vient d’être déclinée dans un communiqué émanant de la banque en question, «cette nouvelle solution, accessible 24h/24 et 7j/7 via l’application mobile Digit BDL, le site e-banking de la BDL, et également à travers un lien de redirection sur le site web de la Banque https://www.bdl.dz, vise à simplifier le processus d’ouverture de compte».

Dans les détails fournis concernant la procédure à mener pour accéder à ce nouveau service, le communiqué de la banque publique précise que, dans une première étape, «le client devra remplir un formulaire disponible en ligne, puis transférer les documents requis sur la plateforme».

En seconde étape, le client procédera à la prise d’un rendez-vous dans l’une des agences de la banque pour la finalisation de « la procédure d’ouverture de compte en ligne».

En marquant le début de cette année 2024 avec une innovation de ce type, la banque, est-il souligné dans le même communiqué, «affirme sa volonté de poursuivre sa politique de modernisation et de digitalisation de ses activités en proposant à sa clientèle une gamme de produits et services innovants, offrant ainsi davantage d’alternatives pour effectuer les opérations bancaires».

La modernisation des services bancaires par le biais de l’ouverture du capital

Cette nouvelle orientation s’inscrit ainsi dans la vision tracée pour le secteur bancaire, conformément aux orientations données par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, ayant instruit en réunion du Conseil des ministres en novembre dernier, de faire de l’année 2024, celle de la réforme bancaire, ce qui permettra à l’Algérie d’aller de l’avant vers le drainage des fonds circulant hors-circuit bancaire, parallèlement à l’amélioration de la gouvernance de ce secteur vital.

En outre, il faut noter que l’introduction de ce nouveau service, entrant dans le cadre du processus de numérisation auquel sont soumises les banques publiques actuellement, intervient dans un contexte où la BDL s’apprête à connaitre une opération d’ouverture de son capital à l’investissement privé.

Au même titre que le CPA (Crédit populaire d’Algérie), la BDL se prépare en effet pour l’ouverture de son capital à hauteur de 30% d’ici la fin du premier semestre de l’année en cours, tel que cela a été confirmé en novembre dernier par le ministre des Finances, Laaziz Faid.

Toutefois, considérant le recours à l’ouverture du capital comme un des leviers devant permettre d’accélérer le processus de modernisation du secteur, le chef de l’Etat, rappelle-t-on, n’a pas manqué d’instruire les responsables du secteur de tenir compte, lors de l’opération d’ouverture du capital des deux banques publiques, à savoir le CPA et la BDL, des «méthodes de gestion modernes, d’autant que l’opération vise à associer le secteur privé à la gestion de ces importants établissements financiers, la prise de décisions économiques et la création d’un climat concurrentiel avantageux pour nos concitoyens parmi les clients des banques».

R. N.

Les commentaires sont fermés.