Agence nationale des déchets : la plateforme Eco-Jem lancée officiellement

L’agence nationale des déchets (AND) a dévoilé, ce lundi, sa plateforme électronique du système public pour la récupération et le traitement des déchets d’emballages en Algérie, désigné communément par l’appellation Eco-Jem, accessible via le site : https://ecojem.and.dz.

Comme indiqué sur ce site, le système public de reprise et de traitement des déchets d’emballages, «à but non lucratif», a pour mission d’organiser et d’accompagner l’organisation de la filière déchets  d’emballages résultant de l’activité de ses adhérents.

L’Eco-Jem met en relation ses adhérents qui sont les générateurs des déchets d’emballages, ce sont eux qui assurent les financements nécessaires pour son fonctionnement, les APC pour la collecte, le tri et le transport des déchets, les recycleurs, le grand public et des organismes chargés de suivre le respect des engagements par rapport aux objectifs fixés.

Contacté par DzEntreprise, Karim Ouamane, le directeur général de l’Agence nationale des déchets (AND), tient à souligner que les déchets d’emballages constituent 32% du volume des déchets ménagers. La responsabilité du metteur sur le marché de produits emballés est engagée même en post consommation. Les générateurs de ces déchets sont donc appelés à prendre en charge financièrement toute la chaîne de reprise et de valorisation.

Eco-Jem, explique notre interlocuteur, est un système public qui leur permet de s’acquitter de cette obligation réglementaire et sociétale. L’agence nationale des déchets (AND) est mandatée pour sa mise en place et sa gestion. L’adhésion des opérateurs à ce système leur permet d’apposer le logo Ecojem.

Le directeur général de l’Agence nationale des déchets, M. Karim Ouamane, rappelle que la loi N°01-19, le décret exécutif N°02-372 relatif aux déchets d’emballages et le décret exécutif N°04-199 sur Eco-Jem font obligation aux opérateurs de prendre ces emballages en post consommation soit par une prise en charge directe, soit par une délégation à un tiers, soit à travers une adhésion à Eco-Jem. «L’obligation ici est très explicite du moment que l’AND a mis en place ce système» nous dit M. Ouamane.

Du même site, nous apprenons que le  principe d’Eco-Jem en Algérie existe déjà dans d’autres pays, sous d’autres appellations : le Point vert ou Green Dot et Ecolef en Tunisie. «Il s’agit d’un concept avéré dans tous ces pays en tant que modèle de mise en œuvre de la responsabilité des producteurs en matière de pollution.

L’objectif principal des systèmes similaires à Eco-Jem dans le monde est de contribuer à la mise en œuvre de la responsabilité des producteurs autant qu’entreprises assujetties. Lorsqu’on aperçoit la représentation d’Eco-Jem sur un emballage, cela signifie que pour cet emballage, une contribution financière a été versée à l’organisme national de valorisation des emballages qui est le cas en Algérie ou ailleurs dans d’autres pays.

En contrepartie du paiement de cette contribution financière, les obligations réglementaires des sociétés (ou entreprises) industrielles et commerciales en termes de gestion des déchets d’emballages sont transférées à l’organisme en charge de l’organisation de la filière des déchets d’emballages».

En conséquence, apprenons-nous de la même source, la principale tâche attribuée à Eco-Jem en Algérie et aux systèmes similaires dans d’autres pays, consiste en la mise en œuvre «efficace» du système national de collecte et de valorisation et qu’elle soit appropriée aux emballages des produits. La finalité étant d’assurer la récupération et le recyclage des déchets d’emballages de la manière la plus économiquement efficace et la plus écologique. Autrement dit, développer l’économie circulaire en Algérie de la meilleure manière qui soit.

Pour terminer, il est à rappeler que l’Agence nationale des déchets a été créée par décret exécutif N°02-175 du 20 mai 2002. Elle est placée sous la tutelle du ministère de l’Environnement et des énergies renouvelables. Sa mission consiste à informer et vulgariser les techniques de tri, de collecte, de transport, de traitement, de valorisation et d’élimination des déchets.

Karima Mokrani

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